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 La référence du gaullisme

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Jean-Jack
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MessageSujet: La référence du gaullisme   Sam 6 Oct - 1:50

La référence politique du gaullisme
Essai de Jean-Jack DENOUAL
septembre 2007
Préambule

Notre propos n'est pas de revenir ce qui est acquis pour une grande majorité de français, à savoir que le Général De GAULLE est un personnage qui appartient à l'Histoire de la France.
Sa dimension historique s'est construite à partir de deux faits majeurs.
Le premier, consiste à avoir lancé un appel à la résistance le 18 juin 1940 avec pour conséquence directe le débarquement du 6 juin 1944, puis sa force de caractère à opposer un refus catégorique à un probable protectorat américain.
Le second, intervient après l'incapacité constatée de la IV ème République à gouverner la France, sa disponibilité en 1958, à servir une nouvelle fois les intérêts supérieurs du pays, et à le doter d'une constitution, ayant pour finalité de stabiliser les gouvernements de la France.
Outre le fait d'avoir connu et participé à deux guerres mondiales, l'originalité du destin du Général De GAULLE est d'avoir assumé les plus hautes fonctions de l'Etat sans jamais avoir été préalable-
ment un élu local ou un parlementaire, c'est à dire qu'il n'était aucunement familier des usages et des pratiques de la classe politique, avant d'avoir été appelé au sous-secrétariat à la défense et aux armées par Paul REYNAUD.
Son élection à l'unanimité comme Président du GPRF (gouvernement provisoire de la République française) au sortir de la seconde guerre mondiale, symbolise le fait que le chef de la France libre aurait pu user de sa popularité pour s'octroyer les pleins pouvoirs conférés à un dictateur, ce qu'il n'a jamais été tenté de faire, mais également que la classe politique de l'époque était provisoirement démunie de ses capacités de nuisances aux intérêts supérieurs du pays.
Elle reprendra très vite ses mauvaises habitudes et De GAULLE comprendra également très vite qu'il n'a rien à faire dans un contexte de combinaisons individuelles avec le pouvoir comme enjeu.
Il démissionnera de ses fonctions au début de 1946.
Ses adversaires politiques ont été particulièrement ingrats avec lui, compte tenu de son investissement pour la France et de son peu d'intérêt pour son plan de carrière politique.
De GAULLE avait une ligne de conduite morale et des valeurs, qui le situent au-dessus de la mêlée politicienne, avec laquelle il n'avait aucun point commun.
Ce sont les circonstances et sa conception « d'une certaine idée de la France » qui lui ont dicté ses différents engagements, au nom de valeurs et de convictions qui font cruellement défaut à la classe politique actuelle.
Une référence politique intemporelle

Aujourd'hui, afin de comprendre pourquoi le gaullisme est intemporel et pour quelles raisons il demeure une référence politique, examinons la situation de la France depuis la dernière élection présidentielle du printemps 2007.

Ségolène ROYAL, a pendant sa campagne électorale mis en avant le principe de la démocratie participative, qui n'est autre que la version gaullienne du concept de la participation, déjà évoqué dans le discours du Général de GAULLE à Bayeux le 16 juin 1946, concernant la notion de la séparation des pouvoirs et du rôle à venir du Sénat.

Le Général De GAULLE confirme par la voie référendaire du 27 avril 1969 la cohérence de sa vision politique pour la France, en inscrivant la conception du statut de collectivité territoriale pour les régions, et la réforme du Sénat par une fusion avec le conseil économique et social.
La notion de participation est apparue dès le 27 novembre 1967 pour désigner un dispositif de réforme sociale, défendu préalablement sous la notion d'association capital-travail.
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De GAULLE avait déjà évoqué cette association capital-travail durant la seconde guerre mondiale, mais surtout lors de la création du rassemblement pour les français (RPF) en 1947.


Ségolène ROYAL n'a donc rien inventé, et nous regrettons qu'elle n'ait pas eu l'élégance, ni l'honnêteté, de citer la référence gaullienne de sa proposition.

Préalablement, François MITTERRAND avait vilipendé les conceptions du pouvoir du Général De GAULLE, bien qu'une fois élu, il n'ait jamais songé à remettre en question la constitution de la Vème République qu'il s'était employé à dénigrer, et dont il a su user et abuser.
L'itinéraire de Charles De GAULLE ne comporte aucune zône d'ombre en ce qui concerne ses actes durant les périodes troublées vécues par la France, et l'exercice du pouvoir.
Il n'en est pas de même de François MITTERRAND qui a eu un parcours moins transparent, où les zônes d'ombre altérant la moralité politique ne peuvent lui conférer la stature attribuée par l'Histoire au Général De GAULLE.
François MITTERRAND a eu un rôle troublant durant le seconde guerre mondiale, où d'aucuns n'ont pas hésité à lui faire grief d'avoir résisté à la résistance, fut décoré de la francisque, eut un ami encombrant comme BOUSQUET, qui ne fut jamais inquiété, alors que les comptes qu'il aurait eu à rendre étaient d'une autre ampleur que ceux reprochés à PAPON, fut ministre de la IV ème République, c'est à dire qu'il cautionna les guerres coloniales en Indochine et en Algérie avec les communistes en votant l'envoi du contingent français, fut l'instigateur de son propre attentat de l'observatoire, puis une fois élu à la charge suprême, utilisa tous les moyens du pouvoir pour assouvir des intérêts particuliers, au préjudice de l'intérêt général, comme par exemple, héberger pendant de longues années aux frais des contribuables, dans les résidences de la République, une maîtresse et une fille adultérine, avec tout le cortège des dépenses dispendieuses liées à ce genre de dérives concernant leur protection, assura une promotion haut de gamme dans les plus hautes sphères de l'Etat à ses amis politiques, tel un monarque abusant de ses privilèges etc...etc...

Aucun reproche de ce genre ne peut-être adressé au Général De GAULLE.

Néanmoins, et en dépit de ses manquements, François MITTERRAND obtint la légitimité des français qu'il avait contestée, en s'opposant à l'élection du président de la République au suffrage universel, décidée par le Général De GAULLE par la voie référendaire en 1962.
Jacques CHIRAC utilisa l'héritage gaulliste pour servir l'ambition de son plan de carrière politique, par la création en 1976 du RPR, parti politique exclusivement à son service, et non comme ses dirigeants voulaient le faire croire, créé pour perpétuer les valeurs gaullistes.
Il devra néanmoins attendre quelque19 années pour y parvenir.

Nicolas SARKOZY a été élu au terme d'une campagne électorale habile et active.
Il est aujourd'hui trop tôt pour indiquer s'il perpétuera les valeurs gaullistes dont il s'est réclamé, mais auxquelles il a moins fait référence, qu'aux valeurs socialistes de JAURES et de BLUM!

Examinons les principes gaullistes qui pourraient être pratiqués, compte tenu de l'évolution de la géopolitique mondiale.
L'émergence de la Chine n'aurait pas surpris De GAULLE qui a été le premier dirigeant à la reconnaître en 1964.
Ce qui aurait pu le surprendre c'est la combinaison politico-économique de la Chine qui associe avec réussite semble t-il, le dirigisme étatique et le libéralisme économique.
Les droits de l'homme n'ont jamais été une préoccupation majeure de l'humanité, hormis lors des discours conventionnels.
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Donner l'organisation des jeux olympiques à Pékin en 2008, après l'avoir attribué à Moscou en 1980 ne sont que deux exemples de l'hypocrisie et de la démagogie en usage sur la planète.
Il aurait salué comme un progrès, la chute du mur de Berlin en 1989, lui qui lutta contre les perversions du communisme, avec la même conviction qu'il lutta contre le fascisme.
L'abandon du franc au profit d'une monnaie unique a t-elle été profitable à l'économie nationale?
Si nous posons la question, c'est que la réponse ne s'impose pas d'elle-même.
L'élargissement de l'union européenne à 27 membres, constitue t-il une évolution générant un affaiblissement de notre économie, ou au contraire un regain du développement?
Une zône euro à 13 membres seulement, ne constitue t-elle pas un aveu de confusion monétaire et donc une approximation politique, en l'absence de constitution européenne et d'harmonie fiscale?
Le projet de constitution européenne que veut faire ratifier en catimini SARKOZY par la voie parlementaire, après le refus référendaire des français en 2005, intègrera t-il la Turquie au sein de l'union européenne, verra t-il la Grande-Bretagne membre de l'union européenne adopter l'euro, et la Norvège, un des pays les plus riches du monde, intégrer l'union europénne?
Le déclin culturel et politique de la France dans le monde cessera t-il?
La France sortira t-elle grandie de ses vices cachés et de ses amalgames, consistant à promouvoir l'image d'un pays attaché à la paix, tout en étant l'un des plus importants fabricants d'armes?
Les pratiques politiques consisteront t-elles toujours à assurer prioritairement la promotion des plans de carrière individuels, au préjudice des intérêts supérieurs de la France, qui n'ont jamais été définis autrement que par des déclarations d'intention?
La notion de plein emploi connaîtra t-elle prochainement une réalité?
L'indépendance de la France chère au Général De GAULLE a vécu avec le traité de Maastricht en 1992, puisque les directives européennes gèrent et rythment la vie des français, en lieu et place des lois nationales votées par nos parlementaires.

Autant de questions, autant de réponses à attendre de la part de ceux qui sont en charge des affaires de l'Etat et de la nation France.
Le contexte différent n'a pas effacé les attentes et les exigences des citoyens à l'égard de leurs élus et dirigeants.
Interrogeons-nous sur le poids des partis politiques et la responsabilité des syndicats ouvriers à propos des raisons profondes et réelles qui ont motivé leur opposition au référendum de 1969.
Celui-ci prévoyait une réduction du nombre de sénateurs, pour un rôle consultatif à partager avec des représentants du monde du travail, culturel et associatif.
La classe politique et les syndicats ouvriers y ont vu une atteinte à leurs privilèges d'un autre âge, qu'ils souhaitent néanmoins pérenniser, au nom d'une conception passéiste de la chose publique et d'une notion de la lutte des classes, désormais obsolète en raison de la globalisation de l'économie.

Le gaullisme peut-il être une référence pour les jeunes générations?

La lecture des préceptes éducatifs de PLATON nous interpelle sur la nature humaine et nous indique que le philosophe avait déjà tout compris, de ce qu'il y avait à comprendre.
DESCARTES quant à lui, a tenté de rationnaliser la pensée humaine par une méthode du discours, mais également la théorie du dénombrement et du doute méthodique.
Aujourd'hui, que reste t-il des réflexions de ces penseurs qui ont écrit sur les comportements humains, afin d'expliquer le fonctionnement de la cohabitation antagoniste du bien et du mal selon la morale judéo-chrétienne?
Parce-que la perfection n'est pas de ce monde, le sujet est inépuisable pour les philosophes.
Les théories marxistes ne reconnaissent pas le concept de « nature humaine », lui préférant l'acquis à l'inné, avec les résultats planétaires désastreux, affichant au compteur de l'aliénation du genre humain, cinq fois plus de victimes que le nazisme!
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Jean-Jack
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MessageSujet: Re: La référence du gaullisme   Sam 6 Oct - 1:52

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De GAULLE est décédé en 1970, les hommes et les femmes qui ne l'ont pas connu ou n'en ont pas le souvenir, sont aujourd'hui âgés d'une trentaine d'années.
Ces jeunes gens n'ont connu aucune guerre d'ampleur mondiale sur le sol de France, et n'ont que les cours dispensés par les enseignants pour en avoir un aperçu.
D'aucuns bénéficient des récits de témoins, et trop peu s'associent aux manifestations commémo-
ratives de ces événements tragiques pour le genre humain.
Une évidence apparaît, la France est en paix depuis une soixantaine d'années et de ce fait, les nations qui avaient pris l'habitude de régler leurs conflits par la force armée, négocient et associent leurs préoccupations au sein de l'union européenne, qui est devenue la conséquence visible de la sagesse humaine.

La société humaine a évolué, mais les rapports humains ont-ils changé?
Le partage des richesses de la planète n'est toujours pas équitable, et les discriminations en tout genre subsistent, en dépit des déclarations d'intention, dont la notion de partage est le pivot.
Les jeunes générations souhaitent vivre en harmonie dans un monde apaisé.
La dure réalité se manifeste à eux, par les difficultés rencontrées pour parvenir à donner une signification à toutes ces théories généreuses.

De GAULLE avait déjà envisagé une évolution vers ce partage entre le capital et le travail dans son projet de la participation, rejeté rappelons-le lors du référendum de 1969 à cause d'une campa-
gne active d'opposition conjointe de la part de la classe politique et des syndicats ouvriers, qui avaient sans nul doute, beaucoup à perdre de cette conception de la troisième voie, entre le capitalisme et le collectivisme.

Les jeunes générations prennent conscience que la planète ne peut plus être indéfiniment maltraitée, sans risque à court terme.
L'émergence des medias audiovisuels, et des nouvelles technologies dans la vie quotidienne des français, est une évidence qui privilégie l'éphémère au durable, bien que cet adjectif soit usité hors de propos dans les discours officiels.
L'institution du mariage s'est dénaturée en un concept de consommation comme un autre, au point de déresponsabiliser la notion de l'engagement et de rendre la cellule familiale plus fragile.
La conséquence directe de ce constat, est que les nouvelles références des jeunes générations issues de ces unions passagères donc moins durables, sont en décalage avec les exigences de la vie d'aujourd'hui, appelée par commodité « vie moderne ».
Les conflits et les contentieux liés aux moeurs de la société se multiplient au préjudice des plus démunis.
Le manque de moyens est régulièrement évoqué par les responsables politiques lorsqu'ils sont dans l'opposition, pour culpabiliser le système, qu'ils ont pourtant contribué à mettre en place, puisqu'ils en sont issus.
Avec cette absence de lucidité et de courage, les dysfonctionnements de nos institutions se multiplient et perdureront.

Dès lors, comment le gaullisme peut-il être évoqué?
Comme nous l'avons déjà écrit, le gaullisme est à la fois un état d'esprit et une manière d'être,
en un mot, le gaullisme est un comportement.

Enoncer ces principes ne suffit pas pour autant à justifier la référence au gaullisme en politique, pour améliorer la situation présente et l'avenir de la société.
Des erreurs d'appréciation ont été faites et sont désormais irréversibles.
Il n'est pas rationnel de comparer avec d'autres pays car l'Histoire et les contextes sont différents.
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Une démarche gaullienne consisterait à répartir les responsabilités afin de réussir l'intégration par le travail, comme le souhaitait le Général De GAULLE dès 1947 en créant le RPF.
En créant le rassemblement des français, le Général De GAULLE pensait faire l'économie du poids des partis politiques afin d'éviter la division des français.
Pour ce faire, à la libération du pays, il avait attribué un grand dessein au peuple.
Les données sont aujourd'hui totalement différentes, puisque la paix règne depuis plus de soixante années, et que la France ne s'appartient plus vraiment.
La participation n'a pas été voulue par le peuple souverain en 1969, et ce même peuple souverain a voté à la fois pour le traité de Maastricht en 1992, et rejeté en 2005 le projet de traité constitutionnel européen.
Certains observateurs ont indiqué que si Jacques CHIRAC avait opté pour la voie parlementaire ce projet aurait été adopté.
Effectivement, environ 92% des parlementaires étaient favorables à ce projet européen.
Par la voie référendaire chère au général De GAULLE, le peuple souverain s'est totalement désolidarisé de ses représentants élus par lui-même!
Quelle conclusion devons-nous en tirer?

Une démarche gaullienne devrait consister à valider une cohérence des choix, pour peu que ceux proposés au peuple souverain par les politiques, ne soient pas antagonistes.
Maastricht c'était l'adoption des critères de convergence des déficits publics égaux ou inférieurs à 3% du PIB et à terme, l'adoption d'une monnaie unique.
Depuis, il y a eu des élargissements successifs des membres de l'union européenne, des écono-
mies émergentes non européennes attractives par leur faible coût de la main d'oeuvre locale, des délocalisations du travail par des entreprises européennes hors continent européen et son corollaire l'affaiblissement de notre économie, et le taux de chômage le plus élevé chez les jeunes en Europe.

De GAULLE avait dit « C'est parce-que nous ne sommes plus une grande puissance qu'il nous faut une grande politique, parce-que, si nous n'avons pas une grande politique, comme nous ne sommes plus une grande puissance, nous ne serons plus rien .»

Il ne fait aucun doute que la construction d'une association de nations européennes, a été une priorité pour le Général De GAULLE, au sortir de la guerre.
Lors de son discours de novembre 1959 prononcé à Strasbourg, il déclara la formule désormais célèbre: « Oui, c'est l'Europe, depuis l'Atlantique jusqu'à l'Oural, c'est l'Europe, c'est toute l'Europe, qui décidera du destin du monde! »

Compte tenu du contexte de guerre froide, ce discours a eu une portée politique considérable.

A défaut d'un grand dessein pour la France, les jeunes doivent avoir confiance en leurs élites politiques, et celles-ci doivent la mériter, ce qui est loin d'être le cas actuellement.
Les jeunes sont naturellement les héritiers des générations qui les ont précédées, et force est de constater que l'héritage n'est pas exclusivement constitué d'actifs.
Adopter une démarche gaullienne, c'est à la fois aimer la France, croire aux valeurs de l'effort, du travail, de l'honnêteté, du respect de la parole donnée, et de l'engagement.
C'est aussi donner un sens concret au concept dit de « l'intérêt général » qui inclut une part d'altruisme et d'abnégation.
L'éducation nationale prépare t-elle nos jeunes à ces ambitions civiques?
Les adultes d'aujourd'hui laissent t-ils aux jeunes de demain une exemplarité de comportement?



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De GAULLE, précurseur des avancées sociales

Le Général de GAULLE a donné la dignité citoyenne aux femmes par le droit de vote en 1946, et mis en place les systèmes de la sécurité sociale et des allocations familiales.
Quand on constate aujourd'hui le poids dans la vie quotidienne des français de ces structures d'aide à la protection sociale et familiale, on apprécie mieux la portée de sa vision politique.
L'émancipation féministe a t-elle été salutaire pour la cellule familiale?
De GAULLE n'a pas attendu les revendications féministes pour apprécier la discrimination vécue par les femmes.
Ceci étant, et compte-tenu des multiples dérives comportementales liées à l'union d'un homme et d'une femme pour créer une famille, des conditions contraignantes et stressantes du monde du travail, est-il salutaire pour un juste équilibre des enfants issus de ces familles déchirées, décompo-
ées puis recomposées au gré des circonstances, que ses deux composantes travaillent?
Un conjoint au foyer ne serai-il pas plus utile à l'éducation des enfants et ne contribuerait-il pas mieux à un meilleur équilibre de leur personnalité?
Un salaire parental devrait bien évidemment compenser ce choix, afin de permettre à la famille d'avoir des ressources suffisantes.
D'aucuns pensent que la vie au foyer n'est pas épanouissante et certaines femmes considèrent que les tâches ménagères sont dégradantes.
A noter que celles qui adhèrent à cette théorie spécieuse, sont les filles de celles qui bien souvent avaient fait ce choix, sans que cela soit considéré comme pénalisant par les heureuses bénéficiaires.
Qui peut prétendre sérieusement aujourd'hui que le travail salarié est épanouissant pour la condition humaine, et que passer des heures dans les embouteillages des périphériques des grandes cités ou dans les transports collectifs chaque jour, contribue à la valorisation de l'être humain?
Un conjoint au foyer permettrait également d'accéder au plein emploi, qui devient chaque jour plus utopique, tout en étant revendiqué par les élus qui sont responsables de la situation qu'ils dénoncent!

Les sujets qui peuvent fâcher


Les principaux sujets sensibles par leur évocation, sont liés à la décolonisation et plus précisé-
ment à l'émancipation de l'Algérie et de ses conséquences et notamment, le sort réservé aux pieds-noirs et aux harkis.
Afin de mieux appréhender ce douloureux sujet, il n'est pas inutile de rappeler que De GAULLE n'est pas l'initiateur de la colonisation.

Depuis peu, la tendance est à la repentance du passé, c'est à dire au reniement de notre Histoire.
Nous considérons que l'Histoire s'accepte telle qu'elle est, que des opinions et des appréciations a posteriori peuvent éventuellement s'exprimer, mais que de toute façon le train de l'Histoire ne repasse jamais les plats.
Ces faits que d'aucuns peuvent regretter et dénoncent, ont été décidés par les représentants élus du peuple, puisque notre pays vit dans une démocratie depuis un certain temps déjà.
Ceci étant posé, le Général De GAULLE a toujours associé l'empire français comme étant indissociable de sa « mère patrie » la France.
Cet empire qui a joué un rôle déterminant dans le destin du Général.
Dès 1940, De GAULLE indique dans le manifeste de Brazzaville le 27 octobre, trois jours après la rencontre entre PETAIN et HITLER à Montoire que la France n'est plus dotée d'un gouvernement
Ce manifeste précède la conférence de Brazzaville réunie du 30 janvier au 8 février 1944, dite « conférence africaine française »
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MessageSujet: Re: La référence du gaullisme   Sam 6 Oct - 1:54

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Dès 1942 à l'Albert Hall de Londres, le Général De GAULLE avait pris soin de présenter « l'Empire » comme un « élément essentiel à l'avenir et nécessaire à la grandeur de la nation », de mettre en garde contre « toute atteinte à sa souveraineté dans l'Empire ».
En ouvrant la conférence, De GAULLE a aussi insisté sur le fait « qu'il n'y aurait aucun progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n'en profitaient pas, moralement et matériellement, s'ils ne pouvaient pas s'élever peu à peu jusqu'au point où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires ».
L'idée de « participation » déjà inscrite dans « la nouvelle politique indigène » inaugurée par
Félix EBOUE en 1942, fut la principale innovation et la plus grande promesse de Brazzaville.

Brazzaville est la référence d'une réflexion entreprise à propos du fait de la colonisation, et de son devenir.
La prise en compte du contexte nous apparaît indispensable à une approche objective.
La notion de « l'Empire » ne peut se comprendre que si l'on prend en considération l'état de la France en 1940 et après.

De GAULLE n'a jamais apprécié les départements algériens, en raison de leur passé vichyste, bien qu'il se soit installé à Alger comme chef du Comité français de la Libération nationale.
Les politiques de la IV ème République se sont déchargés de leurs obligations sur les militaires, au point de leur voter les pleins pouvoirs.
Le conflit de l'Algérie qui s'étend, arrive après la fin de la guerre d'Indochine, dont les conditions sont connues, et l'humiliation de Suez, qui font évoluer le point de vue du Général De GAULLE depuis son discours du 12 octobre 1947 à Alger, à propos du vote du statut de l'Algérie, dont il avait dit en tant que chef du RPF, qu'il rejetait toute idée de séparation entre l'Algérie et la France.
En 1958, Charles De GAULLE ne se fait aucune illusion sur la notion de l'Algérie française, mais le Général De GAULLE tente une dernière fois de jouer la carte de l'assimilation.
La véritable évolution politique de la guerre d'Algérie est résumée dans le discours du 16 septembre 1959 sur « l'autodétermination ».
Les accords d'Evian signés le 18 mars 1962 mettent un terme à une cohabitation devenue contentieuse et ouvrent la voie de l'indépendance de l'Algérie.

A partir de cette date, vont se poser les problèmes liés à la situation des pieds-noirs et des harkis.

La majeure partie des pieds noirs était constituée de salariés de la fonction publique, qui ont pu être reclassés au sein des administrations de la Métropole.
Le reclassement fut plus délicat pour les agriculteurs en raison de l'impossibilité d'étendre les surfaces cultivables.
Les problèmes liés au logement furent les plus difficiles à résoudre.
Pour ce qui est des harkis, leur situation très inconfortable pendant la guerre d'Algérie, le fut plus encore après les accords d'Evian, compte tenu des appréciations divergentes des responsables politiques, de la tension due au non respect des accords d'Evian par le FLN, d'une crainte justifiée d'une reprise des hostilités.
Les harkis ont été victimes de leur engagement pour la France, laquelle ne leur a pas manifesté la reconnaissance que leur dévouement était en droit d'attendre.

L'Histoire retiendra que le Général De GAULLE a été l'homme de la décolonisation.
La colonisation ne s'est pas faite sans douleur et sans drame dès lors, la décolonisation ne pouvait échapper à ce cycle de violences, qui accompagnent la rupture avec une situation antérieure, ayant contribué à asseoir et consolider la position sociale des colonisateurs. Mais la colonisation a permis l'accès à la connaissance et au progrès, des pays devenus depuis indépendants.

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De GAULLE et l'économie


Dans ses analyses rétrospectives des « Mémoires d'espoir » le Général De GAULLE énumère dans le chapitre consacré à l'économie les « cinq points essentiels » qu'il a appliqués lorsqu'il était aux commandes de l'Etat.

Parmi eux, figure la monnaie dont il résume les vertus en quelques formules clés: « La monnaie,
critère de la santé économique et condition du crédit, dont la solidité garantit et attire l'épargne, encourage l'esprit d'entreprise, contribue à la paix sociale, procure l'influence internationale, mais dont l'affaiblissement déchaîne l'inflation et le gaspillage, étouffe l'effort, suscite le trouble, compro-
met l'indépendance ».
Le Général De GAULLE associe la monnaie à l'indépendance nationale, et durant ses années de pouvoir, il a été maintes fois confronté à des conjonctures monétaires critiques menaçant la stabilité du franc.
Il a toujours montré beaucoup d'écoute aux avis des experts qu'il sollicitait.
Quatre moments furent décisifs pour le franc:
. la controverse monétaire de septembre 1944-avril 1945
Le devenir du franc ne se résume pas à une polémique monétaire entre Pierre MENDES-FRANCE et René PLEVEN.
Le premier est ministre de l'économie nationale, le second est ministre des finances.
Le poids du parti communiste a pesé sur les décisions à prendre afin de préserver la paix sociale.
Les mesures préconisées par Pierre MENDES-FRANCE étaient techniquement impossibles à l'automne 1944, faute de disposer de billets neufs en quantité suffisante.
Grâce à Jean MONNET, un élément extérieur va donner de l'oxygène à l'économie française par la signature des accords de prêt-bail par les américains.
. la dévaluation de 1958
De GAULLE impose la forte personnalité de Jacques RUEFF aux hauts fonctionnaires des finances dans une litote dont il a le secret: « en quelque estime que je tienne l'administration des finances, j'ai le sentiment que les décisions à prendre sont si étendues et si profondes qu'elles dépassent l'horizon du service normal ».
Contre l'avis d'Antoine PINAY responsable de la surévaluation antérieure du franc, il décide la dévaluation du franc.
. le plan de stabilisation (1963) et la non-dévaluation (1968)
Les concessions consenties après la grève générale de mai-juin 1968 ont pour conséquence une attaque du franc par des mouvements spéculatifs.
Conforté par les avis de Jean-Marcel JEANNENEY, Raymond BARRE, et une nouvelle fois Roger GOETZE, le Général De GAULLE décide le 23 novembre 1968 de ne pas dévaluer, et rétablit peu après le contrôle des changes et l'encadrement du crédit.

Le Général De GAULLE s'est toujours intéressé de très près à l'économie: « Nous ne pouvons avoir une politique et une défense indépendantes si nous n'avons pas une économie indépendante et des finances saines. C'est la condition sine qua non de l'indépendance nationale »
La modernisation et le Plan ont accompagné l'expansion sans précédent de la reconstruction de 1945 aux années 1960, avec priorité aux industries de pointe pour renforcer la position de la France en Europe.
De GAULLE ne va pas pour autant négliger l'agriculture, mais refuse comme les libéraux de s'en remettre aux forces du marché: « Si nous suivons le marché les yeux fermés, nous nous ferons coloniser par les Américains ».


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Les citations du Général De GAULLE


« Les hommes qui ont la triste audace de prétendre conserver l'unité nationale dans la honte de l'Armistice, sont les mêmes qui, déjà, passent leur temps à calculer quelle police, quelle légion, quels corps de protection, quel système de menace, de censure, de délation, leur sont nécessaires pour maintenir autour d'eux quelque apparence d'ordre public. Allons donc! L'unité nationale n'est que dans la lutte, dans la fierté, dans la victoire et, pour nous qui avons choisi la lutte, la fierté, la victoire, refaire en combattant l'unité nationale est le premier de nos buts ».
(Londres 18 juin 1942)

« Soldats tombés dans les déserts, les montagnes ou les plaines, marins noyés que bercent pour toujours les vagues de l'océan, aviateurs précipités du ciel pour être brisés sur la terre, combattants de la Résistance tués au maquis et aux poteaux d'exécution, vous tous, qui à votre dernier souffle avez mêlé le nom de la France, c'est vous qui avez exalté les courages, sanctifié l'effort, cimenté les résolutions ».
(Discours du 15 mai 1945)

« La République, c'est le peuple! On n'est pas la République quand on n'a pas le peuple avec soi »

(Conférence de presse du 12 novembre 1947)

« Toute la vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison »
(Mémoires de guerre 1954)

« C'est alors qu'au milieu de la tourmente nationale et de la guerre étrangère apparut la République! Elle était la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle devait rester cela à travers les péripéties agitées de son histoire. Aujourd'hui, autant que jamais, nous voulons qu'elle le demeure ».
(Discours du 4 décembre 1958)

« On s'étonne aussi que la France veuille être elle-même à l'extérieur, qu'elle ne renonce pas à être la France même en Europe, même dans le monde. La France a choisi une fois pour toutes d'être la France et j'invite tout le monde à s'en accommoder »

(Allocution prononcée à Brest le 7 septembre 1960)

« On a vérifié une fois de plus dans notre Histoire, que l'Etat, pourvu qu'il soit l'Etat, est le guide et le rempart de la nation »
(Allocution du 8 mai 1961)

« Il ne faut pas s'attendre, bien sûr, à ce que les professionnels de la nostalgie, du dénigrement, de l'aigreur, renoncent, tout au moins pour le moment, à suer le fiel, à cracher la bile et à lâcher le vinaigre ».
(Conférence de presse du 14 janvier 1963)

« Ce n'est pas la gauche, la France! Ce n'est pas la droite, la France! »

(Entretien avec Michel Droit du 15 décembre 1965)



10
Conclusion


Contrairement à ce que certains de ses adversaires politiques ont pu prétendre, le Général De GAULLE n'a jamais été un homme enfermé dans une quelconque idéologie, au point de le rendre imperméable à toute idée d'où qu'elle vienne.
Il avait une stature physique qui en imposait et une moralité qui forçait le respect.
Sa conception de la politique a été influencée par son éducation et son statut de militaire de carrière, au service de son pays.
Dans des circonstances particulièrement délicates mettant en péril l'unité nationale et le devenir de la France, il a su imposer sa vision politique à des hommes d'état étrangers et n'a jamais renoncé, quand d'autres préféraient les négociations, les renoncements et les reniements.

Le Général De GAULLE a collaboré dans l'intérêt de la France avec des hommes politiques censés être des adversaires comme: François MITTERRAND, Guy MOLLET, Pierre MENDES-FRANCE, Maurice THOREZ, Henri WALLON, ayant été ministres de la République.

Il a également démontré son esprit de tolérance et son absence totale de discrimination raciale en travaillant étroitement avec des femmes et des hommes de couleur ayant rang de ministres: Melle
Nafissa SID CARA, Félix EBOUE, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Philibert TSIRANANA, Gabriel LISETTE, Léopold SENGHOR

La constitution de la Vème République est en vigueur depuis une cinquantaine d'années, et ceux qui n'ont jamais rien proposé d'autre qu'une VIème République, à défaut de démontrer leur propre compétence et leur dévouement pour la France, en sont réduits à discourir en déclarations d'inten-
tion plus qu'en actes, dans leur préoccupation essentielle, à savoir le renouvellement de leur mandat.

Cette constitution tant décriée par la gauche et les centristes, a néanmoins permis la cohabitation de l'exécutif et lui a survécu, sans pour autant déclencher une guerre civile, ou des dommages irréparables pour la France.
Le quinquennat présidentiel se substituant au septennat initial, fait désormais coincider l'élection présidentielles avec les élections législatives, autrement dit inscrit dans le même temp, la désignation de l'exécutif et du législatif.
Le rôle du Sénat reste de notre point de vue à définir, afin de répondre aux besoins et aux attentes des citoyens d'aujourd'hui, car le rôle de cette chambre parlementaire n'est pas lisible et souffre d'une appéciation négative, probablement en partie à cause du mode électif des sénateurs.

Le Général De GAULLE est une référence pour toutes les générations, et les jeunes qui souhaitent s'intéresser à la chose publique c'est à dire à la politique, peuvent s'y référer, car nul plus que lui, n'a porté et ne porte les valeurs de l'intérêt général du pays, qu'il a su résumer dans sa conception symbolique « d'une certaine idée de la France »




Jean-Jack DENOUAL
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MessageSujet: Quelle France en 2008?   Ven 21 Déc - 19:21

Les français ont élu en mai 2007 Nicolas SARKOZY comme Président de la République Française, et lui ont donné une légitimité démocratique.

Le Président a souhaité avoir au gouvernement des hommes de gauche plutôt que des hommes de droite pour certains postes ministériels.

Ce choix dicté par le culte de la rupture, est-il autre chose qu'une mesure cosmétique?

Les heureux "élus" apporteront-ils des solutions à la France, ou leur choix n'est-il motivé que par l'arrière-pensée d'affaiblir l'adversaire de gauche, le parti socialiste?

Toujours est-il, qu'il est peu probable que la présence de ces éminents
"politiques" contribue à l'abaissement de la dette et au renforcement de l'image de la France dans le monde.

La notion de l'intérêt général chère à de nombreux politiques comme paravent de leurs incompétences et à leur manque de courage, n'apparaît pas dans les choix du Président.

En ce qui concerne le régime différencié des retraites, pourquoi ne pas le maintenir, puisque chacun sait que les français ne sont pas égaux devant le travail et sa pénibilité différenciée.

Si comme l'a promis le candidat, le plein emploi est atteint au terme de son mandat de 5 ans, pourquoi s'inquiéter, puisque précisément le plein emploi aura l'avantage de pouvoir financer le paiement des retraites?

A moins que cette promesse ne soit qu'une promesse électorale de plus.

Pourquoi accuser la durée légale du travail hebdomadaire de 35 heures de tous les maux, et ne pas l'abroger?

Pourquoi imposer une réforme de la carte judiciaire sans en avoir dit un mot pendant la campagne électorale?
Seule la carte scolaire avait été évoquée par le candidat, ce qui n'est pas tout à fait la même chose!

Nicolas SARKOZY est partout...et nulle part.

Hormis le fait qu'il s'agite beaucoup, qu'a t-il changé dans la vie quotidienne des français?

Il aura initié la rupture quand il aura contribué à faire disparaître les restos du coeur, survivance des soupes populaires, quand on cessera de considérer la France comme pays référentiel des droits de l'homme, tout en restant un des tout premiers pays producteur et vendeur d'armes, et quand les français pourront apprécier les vertus du service minimum lors des grèves des transports en 2008.

Le reste n'étant que gadgets offerts aux medias qui en raffolent!

On se souvient du gadget électoral de Jacques CHIRAC en 1995, concernant la fameuse "fracture sociale"!
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